CNU de Mézières-en-Brenne (8-10/10/08)
| C'est assez traditionnellement que tous les trois ans le Conseil National de l'Union de la CGT Educ'ACtion se réunit à Mézières-en-Brenne, en plein Berry humide. C'est en effet à cette époque que de tous les coins de notre métropole, les camarades y vont récupérer la "propagande" électorale en prévision des élections de décembre. Si le village de vacances qui nous héberge est dans une pinède avec les pieds dans l'eau d'un lac, nous n'y allons donc pas pour profiter de la nature et nous ébattre dans des plaisirs bien peu syndicaux (quoique, certains, dit-on...). Mercredi 08 Près du bar jouxtant la salle où se tiennent les travaux, il y avait encore, il y a trois ans de cela, un billard américain qui fit le bonheur d'une partie de notre délégaion au moment des pauses. Grande fut donc ma déception en découvrant, à mon arrivée, qu'il avait disparu. En revanche, en lieu et place des chaises à tablettes inconfortables, la salle était aménagée avec des tables et des chaises ce qui, compte tenu de notre nombre réduit, a donné aux travaux sinon la sérénité, du moins le confort qui manquait il y a trois ans. Après un déjeûner très "cantine scolaire", les débats ont commencé vers 14h50. C'est Catherine Perret, l'une des trois co-secrétaires généraux qui a fait le rapport introductif au débat général, rappelant d'ores et déjà deux dates à venir : le 16, jour la Ste Edvige et de manifestation des retraités, et celle du dimanche 19. Elle a aussi évoqué le cas de Roddolphe Juge, certes relaxé, mais qui doit désormais faire face à des frais d'avocats (à suivre...), ainsi que les suppressions d'emplois. Le débat général est revenu abondamment sur la manifestation pour un travail décent du 07/10, sur celle plus contestée du 19 sans oublier celle du 18 à Paris sur l'immigration. La réforme du lycée a été présentée d'une manière très claire par Brigitte Creteur. Jeudi 09 Les travaux ont repris à 8h45. Le ciel était bleu, dégagé, annonçant un soleil tant espéré la veille. Philippe Péchoux nous a présenté les principes de la masterisation des concours qui pose le devenir des étudiants déjà engagés dans la voie des concours et ce qui vont suivre car cela devrait commencer en 2009-20010. Les risques que fait peser la réforme sont nombreux : sélection sociale forte puisque les futurs enseignants devront poursuivre leurs études jusqu'au master et non plus la licence, la prééminence donnée aux titres plutôt qu'aux concours pour le recrutement... Alain Gautheron est revenu sur la réforme de l'enseignement professionnel en la replaçant dans le contexte de la réunion de Lisbonne au cours de laquelle les Européens ont décidé que "l'UE devait devenir l'économie de ma connaissance" la plus compététitive du monde d'ici 2010. D'ici 2009, tous les LP devront être des lycées des métiers. Luc Briatte est revenu avec clarté sur la réforme dans le 1er degré, notamment la suppression des RASED, la mise en place des EPEP, les heures d'info syndicales menacées... Après que la CFC eut fait son rapport, Jean-Yves Jolly a évoqué la question difficile des finances de la CGT Educ'Action. Etrangement, cela s'est fait sur fond de coupure d'électricité, à l'heure du déjeûner, alors que tous les participants commençaient à avoir chaud et à s'échauffer. Surtout que la proposition du bureau était de lisser les mutualisations aux congrès et conseils sur 3 années, soit faire verser 8 euros par an et par adhérent de sden de façon à assurer visibilité et assise financière. Le débat qui en a suivi a été houleux, d'autant plus qu'un vote par mandat de cette proposition était annoncé. En fin de compte, si débat il y a eu, ce ne fut que sur le maintien de la part de champ professionnel dans la répartition des cotisations par CoGéTiSe. A la reprise des travaux, c'était comme si l'ébullition de fin de matinée était oubliée. Après un point sur la situation dans les collèges, Christophe Godard a fait un point sur les élections professionnelles. Résultat du vote sur le maintien à 29% du champ professionnel et à 5,23% de la part de la FERC : 70 sden soit 9446 voix se sont exprimés avec 7274 POUR (77%), 1118 CONTRE (11,83%) et 1054 ABS (11,15%) Pas de soirée fraternelle pour cause d'économies (la campagne électorale est dispendieuse). Vendredi 10 Réveil dans une brume de mauvaise augure. Patrick Désiré a introduit le débat sur le fonctionnement de l'Union qui fut dense mais plutôt désordonné alors que depuis le dernier CNU et le congrès de St Jean des Monts cette question est cruciale. Puis, alors qu'il restait encore un certain nombre de camarades, on a commencé, comme à chaque fois, à discuter des changements à apporter au texte de l'Appel du CNU. C'est en effet traditionnel qu le CNU se sépare par une déclaration en direction de la presse en rapport avec l'actualité. Habituellement, le polissage du texte se fait rapidement. Il n'en a rien été. Ceratins groupes et sden (que je ne citerai pas ici) se sont arcboutés sur des formulations radicales faisant monter la tension à un point qui a culminé au moment où, alors qu'une partie de la salle voter, un camarade a demandé un vote par mandat. J'ai alors quitté la salle, plutôt déçu, faigué et écoeuré. Enfin, alors que je buvais un café à côté, j'ai entendu Patrick annoncer que le vote par mandat était impraticable et que le CNU se concluait sans appel. Doit-on s'inquiéter de cette fin de CNU à deux mois des élections proofessionnelles ? |
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